L'icule

Table des matières

2012

[2012-08-23 jeu] Anselme de Cantorbéry, et Russell

L'eau chaude et moi avons une relation étrange, du moins en ce que j'ai l'habitude de la transformer en idées. Ce matin, allez savoir pourquoi, je repensais à l'argument théologique d'Anselme de Cantorbéry, un peu ardu à bien cerner, à mon avis. Et je me suis soudain rendu compte que l'argument devient plus facile à appréhender lorsqu'on le place sous l'éclairage du paradoxe de Russell, qui pourtant n'y semble pas apparenté: il nous est arrivé bien plus tard, et dans un domaine bien différent. Je me suis dit qu'il faudrait bien que je développe cette trouvaille, comme un article de blogue peut-être. En fouillant un peu sur l'hypertoile, je me rends compte que cette idée n'a rien d'original: d'autres ont déjà fait cette association. Bon, j'oublie ça, et je passe à autre chose sans crainte: de l'eau chaude, il y en a encore pour longtemps! ☺

[2012-06-11 lun] Nouveau bureau chez Ubity

Cet après-midi, Jean Schurger et moi avons transporté nos pénates dans un autre bureau chez Ubity, et nous y sommes rapidement installés. Oh, c'était déjà très propre et agréable auparavant, mais là, c'est plus grand, un rien bizarre, sûrement amusant et confortable.

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L'un des murs est un tableau noir, du plancher au plafond. Au centre de ce mur (oui, au centre! — la perspective est trompeuse sur cette image panoramique), un écran plus grand sur lequel nous pouvons simplement projeter le contenu affiché sur nos ordinateurs respectifs, au besoin d'en discuter entre nous ou avec les collègues qui nous visitent. Cela nous fournit aussi une façon de facilement interagir sur l'ordinateur l'un de l'autre.

Amusement supplémentaire, les deux photographes de cette image en font partie. Jean a pris quelques photos alors que je suis assis dans mon coin (au premier plan), et j'en ai pris quelques autres où l'on voit Jean (au fond). Jean a ensuite assemblé les photos avec Hugin. Et comme on peut le constater, l'ombre de Python veille sur nous!

[2012-04-22 dim] Marche pour la Terre

J'ai participé avec agrément à la Marche pour la Terre. Un peu difficile de s'y rendre, par contre. À la suite de mon accompagnement (à l'orgue), j'ai pris quelques minutes pour grignoter un peu sur la rue Mont-Royal, me disant que 20 minutes de métro me suffiraient amplement pour me rendre ensuite à la station Place-des-Arts, pour y rejoindre mes amis (Joseph, Michelle, Marie-Andrée, Huguette, Mylène, Sébastien et David) au moment et à l'endroit convenu — l'église au toit rouge! L'escalier roulant qui descendait au métro Mont-Royal était plein, et la foule qui remontait juste à côté nous disait que c'était peine perdue que de vouloir prendre le métro, toutes les rames étant pleines et les quais bondés, et qu'il valait simplement mieux marcher. Mais là, pour arriver à temps, je me suis amusé à courir. La circulation automobile était vraiment très dense, et lente: j'ai même dépassé en cours de route, à pied, trois autobus.

Il y avait du monde, mais du monde! ☺. Le parcours n'avait pas été annoncé d'avance par les organisateurs, et c'est vraiment par hasard que je me suis retrouvé plutôt en avant dans la marche. Une fois arrivé à destination (un peu en hauteur), la foule qui nous suivait allait aussi loin que mon regard pouvait porter sur l'avenue du Parc, vers le sud. Certains commençaient la marche au moment où elle était terminée pour d'autres, et cette bizarrerie s'est poursuivie pendant des heures. En jasant plus tard avec des amis qui se trouvaient loin derrière, ils m'ont dit que de là où ils étaient, on voyait une masse humaine arrivant de l'est, et aussi loin que leur regard pouvait porter. Près de 300000 personnes, a-t-on dit, et pourtant, par un temps plutôt frisquet et un rien maussade. J'imagine que l'évènement aurait ait encore plus couru si le temps avait été accueillant et ensoleillé.

La foule était colorée, enthousiaste et calme tout à la fois. Quelques personnes avaient des tenues ou déguisements très élaborés. Les pancartes portaient toutes sortes d'images ou de messages, souvent sérieux, souvent humoristiques; la plupart reliés à l'écologie, mais plusieurs à teneur politique. Une pancarte qui m'a bien fait rire conciliait tout en quelques mots: Charest n'est pas recyclable!, pouvait-on y lire.

À ce qu'on m'a raconté, certains s'étaient donné rendez-vous et n'ont pas réussi à se rejoindre, alors que d'autres qui sont arrivés ensemble se sont perdus de vue dans la densité de la foule. Tout s'est bien passé dans mon petit groupe, Mylène ayant préparé une pancarte facilement reconnaissable que nous avons toujours su repérer lorsque nous étions séparés pour un moment.

Ce vidéo montre en accéléré le mouvement de la foule à l'arrivée (la caméra regarde vers le nord). Je suis placé dans le creux entre le pouce et l'index de cette main que dessine la foule. Mais ne cherchez pas à me repérer, vous n'y parviendrai pas : je suis sous un arbre ☺.

[2012-04-12 jeu] Publicité TNT

Ehbedon! Tout un argument publicitaire! ☺

A DRAMATIC SURPRISE ON A QUIET SQUARE — To launch the high quality TV channel TNT in Belgium we placed a big red push button on an average Flemish square of an average Flemish town. A sign with the text "Push to add drama" invited people to use the button. And then we waited… Discover here what happened or visit http://www.tnt-tv.be for more info.

[2012-03-13 mar] Brent Spiner on Patrick Stewart

A laugh! ☺ Someone just showed me Brent Spiner ("Data") imitates Patrick Stewart ("Captain Picard"). Quite amusing!

[2012-03-11 dim] Tower Climbing

Well, call me a coward, but I think I prefer programming, after all! ☺ — Tower Climbing, thanks to Bo Maryniuk.

[2012-01-21 sam] Darth Wader, again!

After this nice commercial on The Force, Wolkswagen strikes again, and still about Darth Wader! ☺

2011

[2011-11-06 dim] Explosion d'un barrage

En quelques heures, l'explosion d'un barrage transforme considérablement la région. Transféré par Jeremy Hylton.

[2011-11-05 sam] Montréal en deux minutes

Un regard assez sympathique sur Montréal, en deux minutes ! ☺

[2011-09-30 ven] Hot water machine

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Fun! I always thought of myself as a kind of machine which turns hot water into ideas! ☺ From Gabriela Elizondo via Dominique Boucher.

[2011-09-22 jeu] Caricature Strauss-Kahn

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Calm down, she's not the chambermaid! Thanks for the laugh, Didier! ☺

[2011-09-05 lun] Le péage de l'autoroute 25?

Pas super joli, dans mon esthétique à moi:

  • Pour commencer, 5$ de frais administratifs, remboursables si on achète leur transpondeur, ça sent l'arnaque.
  • Puis en visitant leurs pages: Ce site Web est optimisé pour Internet Explorer. Pour éviter des erreurs possibles de navigation, nous vous recommandons d’utiliser Internet Explorer, ça sent le cheval, ou du moins, ses oeillères.
  • Et finalement, System Error An unexpected error has occurred. Please contact the system administrator. Back, sans moyen de contacter l'administrateur (évidemment!), ça sent l'incompétence.

[2011-08-24 mer] Jack Layton's last letter

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C'est un politicien étonnant et attachant que nous perdons-là! Sa dernière lettre est une sorte de testament moral tout simple, mais qui ne sera vraisemblablement pas reçu par le gouvernement qui lui survit.

[2011-08-16 mar] Hitler au sujet du Québec

Le thème de Hitler est ultra-usé, mais je n'avais pas vu cette mouture-là au sujet de l'état du Québec, et j'ai bien ri. Merci à Denis Bonenfant pour me l'avoir communiqué.

[2011-08-13 sam] Technique alternative de marquage aux quilles

Mon père est décédé lundi. Me voilà maintenant plongé dans le fastidieux classement d'un grand nombre de paperasses, récoltées à la maison. Dans cette masse, je retrouve un bout de papier que j'avais manuscrit. Il décrit une technique de marquage aux quilles que j'avais inventée, et qui avait intrigué mon père à l'époque, je me souviens maintenant. C'est probablement pour ça qu'il l'avait conservé.

Il faut dire que mon père était un grand amateur de quilles (les petites). J'avais remarqué que lui, et ses co-équipiers, passaient un temps non négligeable à calculer en cours de partie quel pointage était encore possible, en faisant l'hypothèse qu'il n'y aurait que des abats dorénavant. C'est comme si le score encore possible les intéressait beaucoup plus que le pointage actuel. Devant leurs incessants calculs, je m'étais dit: pourquoi ne fabrique-t-on pas une méthode de marquage par laquelle ce qu'on inscrit est toujours directement le score possible. Plutôt que partir à zéro et accumuler des points, on partirait à 300 et on perdrait des points, à chaque erreur que l'on fait! ☺

Alors, voici. Je recopie ici. telles quelles, les inscriptions sur la feuille retrouvée, et qui décrivent une telle méthode.

  • Noter un abat [X], une réserve [/], sinon inscrire le reste, par exemple [2] s'il reste deux quilles après deux boules.
  • À gauche du reste ou de la réserve, marquer le nombre de quilles non tombées après la première boule, par exemple 3[2], seulement pour les cases qui suivent deux abats ou une réserve, pas pour les autres. Je dirai que 3 est la retenue, et que [2] est le reste.
  • Considérer que l'on part avec 300 points, et que l'on soustrait constamment, vers le pointage final.
  • Marquer après chaque carreau. Soustraire:
    • rien, pour un abat,
    • 10, pour une réserve,
    • 20, pour une réserve qui suit un abat,
    • 20, pour un carreau ouvert,
    • 30, pour un carreau ouvert qui suit un abat.
  • Toujours soustraire le reste et la retenue.
  • Pour un carreau ouvert qui suit un abat, soustraire le reste une seconde fois.
  • Compter le dixième carreau comme les autres, sans oublier de marquer la retenue au besoin.

Note: L'avant dernier point contient des ratures et corrections, qui l'amèneraient à se lire plutôt:

  • Pour un carreau qui suit un abat, soustraire 10, et le reste une seconde fois.

Bon, je m'amuserai un autre jour à vérifier tout ça, et aussi, si les ratures et corrections sont adéquates. À vue de nez, il me semble déjà apercevoir des erreurs dans l'ensemble ☺. Pour un jour de pluie…

François

[2011-08-06 sam] Plaisanterie maritime

Merci à mon cousin Jean-Pierre pour m'avoir fait découvrir le vidéo de cette urgence maritime espagnole. Denis Fortin a la gentillesse de me prévenir:

En fait, il existe une version canadienne de cet incident depuis 15-20 ans… la marine américaine a même pris la peine d'écrire que ce n'est pas vrai!

Bien sûr. Il est invraisemblable qu'une flotte de navires ne sache pas où elle va. Et depuis longtemps, on sait faire des communications radio d'une qualité raisonnable. De plus, la construction même du vidéo est irréaliste. Malgré tout ça, j'ai bien ri!

[2011-08-05 ven] Musique nucléaire :-(

Le vidéo Animated Map of 2,053 Nuclear Explosions Between 1945-1998 résume tout ça en 14½ min. Je suis bien d'accord avec Jean-Philippe Martin et Pierre Laplante, qui trouvent ça très perturbant. Jean-Philippe ajoute:

Pas surprenant la recrudescence des cancers depuis quelques décennies. Je me demande si cela n'a pas eu d'autres effets secondaires sur le climat.

[2011-08-04 jeu] Al Jazeera

Un reportage de Al Jazeera (25 minutes) sur les tensions actuelles dans l'économie américaine. Pporté à mon attention par Han-Wen Nienhuys.

[2011-06-03 ven] Plaisirs d'autobus

Epsilon-TI, qui m'emploie, est constitué d'un petit noyau relativement sédentaire, et d'une équipe plus importante d'informaticiens nomades. L'infrastructure informatique y est efficace et décentralisée. Les calculs et les communication se font essentiellement via le nuage Internet, dans une simplicité administrative que je trouve à la fois remarquable et reposante. La plupart du temps, je travaille chez moi, à Montréal, mais je vais rencontrer avec régularité, physiquement à Québec, le noyau de l'équipe (noyau dont je fais partie). C'est presque toujours en autobus que j'effectue ces promenades. Le voyage prend un peu plus de temps qu'en automobile et l'horaire est un peu plus strict, mais ces légers inconvénients sont largement compensés par le fait que je peux dormir, lire, m'amuser ou travailler dans l'autobus, selon mon humeur.

Chaque siège offre une prise pour l'alimentation électrique des ordinateurs portables. L'autobus est équipé d'un lien WiFi, gratuit mais non chiffé. En conséquence, il faut être attentif à bien utiliser des liens HTTPS plutôt que HTTP, dès que des mots de passe doivent transiter. Tout confortable que l'autobus soit, l'usage de la souris ou du pavé tactile demande quelques précautions particulières, à cause des trépidations diverses de la carosserie. Les vibrations verticales amènent le doigt flottant au dessus du pavé à le frapper à répétition, involontairement, la simulation du clic de souris sur le pavé provoque alors un grand nombre de clics intempestifs, ce qui est très irritant à l'usage. Solution? Désactiver cette simulation! Les vibrations horizontales, quant à elles, rendent la souris traditionnelle plus pénible que nécessaire. L'idéal est de développer une meilleure habileté avec le pavé tactile. L'expérience m'a aussi montré que les jambes absorbent davantage les vibrations que la petite table disponible à chaque siège, c'est donc sur moi que je dépose le portable. Lorsque le siège immédiatement voisin est occupé, il faut aussi apprendre à travailler les coudes un peu plus près du corps, mais ça demeure facile.

Les voisins! Au moment de l'embarquement, et c'en est presque drôle, il m'arrive certains jours de constater que chaque personne, vraiment d'un bout à l'autre de l'autobus, a délibérement chargé le siège d'à côté avec ses bagages, de la manière la plus encombrante possible, pour décourager les nouveaux arrivants de s'asseoir à côté d'eux. Lors de mes quelques premiers voyages, j'essayais en effet de choisir la place qui créerait le moins de dérangement; mais depuis, je choisis volontairement selon d'autres critères, et invite ensuite avec fermeté mon futur voisin à déplacer tous ses objets, peu importe la quantité ou le volume.

Malgré cette agression initiale, j'essaie de demeurer ouvert à la conversation. Certaines personnes ne veulent clairement pas être dérangées, et cela ne me crée pas de problème. D'autres entament la conversation, ou y répondent bien. Quelques heures de covoiturage suffisent pour apprécier le système de valeurs ou l'expérience de vie de quelqu'un, et en montrant un rien d'écoute et d'intérêt, plusieurs de mes promenades en autobus ont été très stimulantes, enrichissantes. J'ai maintenant tendance, je l'avoue, à choisir mon siège en fonction de la personne qui sera ma voisine ☺.

Une fois au terminus de Sainte-Foy, pour me rendre aux bureaux de Epsilon, il faut compter quelques minutes de route, les taxis étant condamnés à faire une sorte de grand demi-cercle. À pied, une dizaine de minutes suffisent en coupant, presque en ligne droite, à travers un grand stationnement, deux parcs sportifs et un petit boisé. Bon, l'hiver, le taxi s'impose! Autrement, le plaisir du soleil et de la verdure, ainsi que la caresse du vent, me rendent cette marche bien agréable.

En moyenne et au total, ces promenades en autobus sont des moments privilégiés qui me permettent de briser mon ordinaire, rattraper un manque de sommeil, avancer mon travail, ou encore rencontrer des gens variés et souvent très intéressants. Plaisirs d'autobus!

2009

[2009-09-13 dim] Terminal Legendre, intéressant!

Visite guidée du terminal Legendre de la STM.

2008

[2008-03-30 dim] Brève biographie

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link Aujourd'hui, on fait flotter le verre fondu sur une mer lourde de titane en fusion, et en refroidissant le tout ensemble, on obtient des fenêtres très planes. Mais j'apprécie le charme de l'imperfection des verres d'autrefois, comme dans les fenêtres de chez moi. En voici deux, l'une réfléchissant l'autre.

Le texte suivant est extrait de la présentation de ma conférence sur Remsync, au RISQ, en 1995

François a fait quelques études en informatique à l'Université de Montréal, avant de travailler comme administrateur système à divers endroits, dont le Centre de Calcul de l'Université, la Société de Mathématiques Appliquées, le Centre Informatique de Dorval. Il a enseigné aux petits et aux grands, ici ou aux États-Unis, et depuis toujours, il réalise divers travaux en informatique. Quelques-uns le perçoivent un peu comme le fantôme de l'Opéra.

D'ailleurs, ses intérêts extra-informatiques vont principalement vers l'orgue et la musique d'orgue. Certains connaissent François pour la bataille qu'il mène en faveur de la langue française, qu'il veut protéger du mauvais sort que l'informatique lui fait subir. Présentement à l'emploi de sa société, les Progiciels BPI, c'est son implication dans le projet GNU qui l'amène à nous parler aujourd'hui.

En, fait, cette brève biographie apparaissait comme une rubrique du menu de mon site Web personnel principal, qui contient une version plus complète de ma biographie. Ce blogue pourra m'aider, j'espère, à rendre mon site principal un peu moins lourd: il m'offre un moyen de placer l'information hors du chemin, sans toutefois la perdre!

[2008-03-29 sam] Souvenirs du DIRO

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link La première parution de l'Écho du DIRO renouvelé rendait compte d'un party de retrouvailles des anciens du Département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal et, chose amusante pour moi, illustrait ce party d'une photo où j'apparais (à gauche). On y voit aussi Francine Ouellette (de dos), Jacques Lefebvre (au centre) et Claude Goutier (à droite). En cliquant sur cette photo, on peut rejoindre la parution de l'Écho du DIRO dans son entier.

Malgré que je ne sois pas académicien de profession, j'ai toujours eu une relation un peu bizarre avec l'Université de Montréal, et réciproquement. C'est là que j'ai eu mon tout premier emploi, dans ce qui s'appelait alors le Centre de Calcul (et qui évolué de diverses manières depuis pour devenir la DGTIC d'aujourd'hui). Plusieurs années après que j'aie quitté cet emploi, l'Université a longtemps continué à m'attribuer un bureau, et ainsi, facilité mes fréquentes visites et diverses collaborations par la suite. (Il faudrait bien que je complète quelques détails à ce sujet, l'un de ces jours.)

Sur les CDC-6000 du Centre de Calcul, j'étais l'usager no 6. Claude Goutier a repris ce numéro lorsqu'il m'a remplacé dans le poste que j'occupais, et je suis devenu l'usager no 16 pour toute la durée du projet BONJOUR, et bien au-delà. Au DIRO (Département d'informatique et de recherche opérationnelle), mon code pinard existe depuis mes études, et dure encore. Je m'en sers parfois pour faire des tests, généralement juste pour avoir une autre vision sur le réseau, mais rarement pour les ressources de calcul qui y sont associées. Par contre, l'adresse de courriel (ainsi que la paramétrisation du compte qui sous-tend cette adresse) sert vraiment beaucoup, puisque pinard@iro.umontreal.ca a toujours été la seule adresse de courriel que je publie officiellement! Je l'ai toujours gardée comme référence, malgré qu'au fur et à mesure de mes emplois, contrats ou activités et collaborations dans divers projets ou laboratoires, j'ai bénéficié d'un bon nombre d'autres adresses, que j'ai tenues discrètes la plupart du temps. Mon courriel au DIRO, c'est mon adresse rémanente ☺.

Bernard Derval me demandait un jour jusqu'à quand, approximativement, je prévois utiliser pinard au DIRO, ce à quoi je lui avais alors répondu:

Jusqu'à mon irrécupérable sénilité. Mais il m'est difficile de prédire, même de manière approximative, à quel moment cela se produira. Remarque que mes amis proches, peut-être, ont des opinions plus précises que moi à ce sujet, que leur politesse empêche de me partager? ☺

2007

[2007-10-19 ven] Thonnard

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link Voici une image concoctée de mon exemplaire du Précis d'histoire de la philosophie, de F.-J. Thonnard, publié en 1937, ré-édité en 1963, mais introuvable de nos jours. C'est le digne compagnon du Précis de philosophie, mais celui-là, je l'ai malheuresuement perdu il y a longtemps, dans un incendie.

C'est lors de mes études collégiales, à l'Assomption, que l'on m'a fait acquérir, puis connaître les deux opus magnum de Thonnard en philosophie. Le Précis de philosophie fournit avec beaucoup d'autorité une synthèse très structurée de la vision thomiste scolastique. D'ailleurs, l'abbé Gaston Corriveau nous présentait ce contenu non pas comme une approche philosophique parmi d'autres, mais plutôt comme l'expression directe d'une vérité objective et indiscutable. L'évolutionnisme (et le darwinisme) était alors populaire dans nos jeunes esprits, ce qui était à l'origine de plusieurs objections et mêmes de quelques affrontements avec notre professeur, qui nous gratifiait alors de théâtrales et convaincantes colères. À mon grand étonnement, l'abbé Corriveau m'a un jour démontré en aparté que ces éclats étaient tout-à-fait prévus, et planifiés par écrit, dans sa préparation personnelle de cours.

Quoiqu'il en soit et quoique l'on puisse penser de Thonnard, je me souviens avoir été séduit, presque conquis, par la grande extension de l'ouvrage, la consistance de ses constructions et l'élégance de ses structures (élégance qui se reflétait souvent par de jolies symétries dans le langage utilisé pour les décrire). Peu importe si j'interprétais le contenu comme une théorie ou comme la vérité, c'était pour moi un livre précieux, et j'ai été attristé de le perdre accidentellement un jour (dans l'incendie de la maison des Quintal, à Charlemagne — je l'avais en fait prêté à Marie-Andrée). Et lorsque j'ai voulu le remplacer, il y a fort longtemps, le livre était déjà introuvable, et j'en avais définitivement fait mon deuil. Alors, on peut imaginer ma surprise lorsque tout récemment, presque par hasard, j'ai trébuché sur une copie de ce livre, patiemment numérisée par Stefan Jetchick. Stefan me donne un truc pour fouiller le livre, en me fournissant la bonne clé de fouille. Stefan me fait cette mise en garde:

Mais faites attention! Je n'ai pas numérisé Thonnard pour des fins d'édition critique, mais bien pour avoir un bon Manuel de philo. Alors parfois j'ai tripoté un peu le texte (presque toujours en l'indiquant dans les notes de bas de page).

Le hasard veut aussi que j'aie connu, un peu, Karine Thonnard, la nièce de l'auteur, qui a oeuvré dans le domaine de l'éducation à Sherbrooke et dans le bas St-Laurent. Lors de conversations téléphoniques, Karine m'avait parlé un peu du caractère de l'homme et du souvenir qu'elle en avait gardé à travers les réunions de famille. Je me souviens de mon étonnement de recueillir ainsi des souvenirs projetant une image bien différente de celle que je m'étais faite.

Karine m'avait rejoint téléphoniquement lorsque je travaillais à la GRICS, pour obtenir de l'aide technique sur quelques points précis, et de communication en communication, sur un fond courant de sympathie, nous avons fini par nous tutoyer, et jaser de plusieurs choses en périphérie de nos missions respectives. Lorsque j'ai quitté la GRICS, les occasions de nous parler ont disparu, et nous nous sommes alors perdus de vue — si j'ose dire, puisque nous ne nous sommes jamais rencontré de visu. Mais j'ai le souvenir d'une personne dynamique et bien sympathique, ainsi que d'une travailleuse impliquée et sérieuse.

En passant, en discutant de Thonnard et de ses livres avec Stefan Jetchick, mes cours de philosophie du collège me sont un peu remontés à la mémoire. Et parmi ces souvenirs, un détail relatif à un travail sur la notion de liberté, qui exigeait quelques recherches en bibliothèque. En faisant cette recherche, j'ai trouvé un livre, relativement récent (qui ne date pas du Moyen-Âge ou d'avant) affirmant sans détour que Les femmes, les animaux et les épileptiques n'ont pas d'âme. Peut-être aurais-je dû conserver la référence pour la citer correctement. Dire que j'ai lu ça de mon vivant! ☺

2006

[2006-07-28 ven] Ancienne photo de passeport

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link Retrospectively, it seems that younger, I was trying to be a bit different from the average people around me. At university, where people often had long hair, I was rather clean cut. Here is a passport photo from some later time, while working with straight looking guys. Nowadays, no need distinguishing myself anymore: aging alone takes good care of this!

[2011-05-26 jeu] À cette époque, quand je me promenais sur la rue Saint-Denis, en bas de Sherbrooke, les gens m'arrêtaient de temps en temps pour me demander As-tu du pot?. Plus tard, quand je me suis fait couper les cheveux, les gens ont continué de m'arrêter, mais là, plutôt pour me dire: Veux-tu du pot?

1995

[1995-04-15 sam] Jack, opinions et société

(dans la série François gazouille)

Lorsque le chapitre montréalais de Uniforum a choisi de se doter d'une revue, on m'a demandé d'y produire un court article à chaque parution. Ce journal, nommé « Ouvrez-moi! », n'a pas survécu très longtemps. Mais puisque j'ai eu du plaisir à écrire ces quelques articles, peut-être en trouverez-vous aussi à les lire. Dans la revue, les articles était invariablement titrés: « François gazouille! ».

«Ouvrez-moi!», quel nom inattendu pour un journal! À une autre époque, ne croyez-vous pas, un titre pareil aurait sûrement attiré l'attention de Jack l'éventreur! Oh, je sais bien, les temps ont changé, et nous n'en sommes plus là, paraît-il. Et pourtant, chez certains de mes lecteurs, mes opinions réveillent parfois, encore, un petit éventreur au fond de leur âme! ☺

Non, que certains se rassurent, que d'autres me pardonnent, je ne vous entretiendrai pas tout de suite de l'usage d'un français correct en messagerie informatique. Pas ce coup-ci, en tout cas. Laissez-moi d'abord décanter le million de caractères accumulés sur nos pratiques québécoises, pour en distiller la quintessence, pour fractionner elixirs et venins, que nous boirons ensuite tout ensemble.

L'équipe du journal me laisse la voie libre pour discuter ici, à chaque parution, d'un sujet de mon choix, et j'ai bien l'intention de m'y amuser! Mes interventions pourraient être anecdotiques et rappeler des fragments d'histoire. Je pourrais présenter des petits problèmes concrets ou théoriques, et esquisser leur solution. Ou faire des mini-sondages sur des sujets précis et commenter les résultats. Bien sûr, partager quelques problèmes ou avenues que j'aperçois dans GNU, ou même, dans ma programmation personnelle. Et pourquoi pas, si le coeur m'en dit, parler de mon orgue, tout simplement, pour le plaisir de sa mathématique!

Aujourd'hui, j'aurais voulu vous parler des grandes oeuvres, vous faire l'apologie des dictatures, et chicaner un peu la démocratie. Il me reste bien peu d'espace pour aborder toutes ces grandes questions. À une autre fois, donc, les avantages de la dictature! Pour l'instant, laissez-moi esquisser quelques réflexions sur les méfaits de la démocratie. Et pourtant, il y aurait tant à dire!

Les malaises de l'informatique reflètent, plus que l'on pense, ceux de la société. En cette fin de siècle, la démocratie se réduit de plus en plus à un ensemble de mécanismes pour protéger obsessivement les libertés dites individuelles, pour devenir une espèce de pacte collectif dans lequel chacun s'entend pour tout laisser faire autour de lui, pourvu qu'en retour où on lui laisse tout faire de son côté. La distinction entre mollesse et tolérance est totalement confuse, et il est de plus en plus rare de voir quelqu'un oser prendre une décision qui serve autre chose que d'appronfondir ce pacte orienté vers un laisser-faire général.

En informatique comme dans la vie, il est plutôt mal vu d'avoir une opinion, et très indélicat d'aller jusqu'à l'exprimer. Dites n'importe quoi de significatif, et l'on vous servira un tollé de protestations. Prenez une décision exécutoire, ou son contraire exact si vous préférez, vous recolterez de toute façon une grève et des pancartes. Pour faire taire la clameur ou éviter le procès, vous vous excuserez d'avoir parlé. Pour débloquer les rouages, vous retirerez votre projet de loi, et amenderez vos coupures.

En tant qu'informaticiens, nous goûtons depuis longtemps à l'anarchie originale de Usenet, et son prolongement naturel sur l'Internet. De plus, notre époque transporte une espèce de terreur d'obéir à quelque chose, ou de nous plier à une exigence collective, à moins que le «sacrifice» soit rentable à très court terme. Les gens ne font plus crédit! Ce cosme cybernétique caricature habilement notre société mondiale, et nous laisse un avant-goût de ce que nous sommes en train de devenir, en moyenne. Je vois trop souvent cette terreur latente s'exprimer par une susceptibilité à fleur de peau, à fleur d'âme, à fleur d'égo. Un égo d'ailleurs gonflé à l'extrême, tendu, souvent vide et terne, plutôt mince, et très très fragile…

Avec un peu de chance, si je ne suis pas en procès, et si vous n'éclatez pas tous entre-temps ☺, nous devrions nous rejoindre plus tard, dans un autre «Ouvrez-moi!». Jack?

François Pinard, avril 1995.